Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Publicité

Pourquoi ????

"L'herbe à chameaux": à entendre Johnny Hallyday lors de sa très médiatique mais peu impressionnante participation au Paris - Dakar, le désert marocain et mauritanien en serait rempli.

Un retard sur les autres concurrents: "A que c'était à cause de l'herbe à chameaux", un Johnny mal razé: encore l'herbe à chameaux, le sous-developpement du Sahel: toujours l'herbe à chameaux... A croire qu'il avait oublié sa boite à coucou à Paris !
C'est donc pour enfin voir et comprendre ce qu'était cette herbe à chameaux (et uniquement pour cela !) que j'ai entrepris ce voyage Dakar - Paris par la route, sur les traces de Johnny et tant d'autres moins illustres...

Mais au fait... c'est pas plutôt des dromadaires qu'il y a dans la région ?

 

Mercredi 20 juillet 2005
Nouadhibou - Mauritanie                KM 1720
 
DE L'AIR FRAIS ! PAS DE VENT QUI BRÛLE LE VISAGE ! LE BONHEUR !!!
 
Arrivée à Nouadhibou ce matin en train après un long voyage en compagnie d'Iba, un employé de l'auberge Sahara d'Attar qui rentre en vacances.
Le trajet Attar - Choum (120 km dont 80 de mauvaise piste) a été encore assez pénible. J'ai quand même réussi encore une fois à acheter une place à l'avant du pick-up. La différence de prix est minime pour moi par rapport à l'arrière (0,5 EUR) mais apparemment est suffisante pour que la plupart des gens "choisissent" de passer en arrière. Le chauffeur et mon co-passager (nous sommes évidemment deux sur le siège avant) sont assez sympa et parlent bien français. J'hallucine de voir que le chauffeur se contente d'un bol de lait pendant les quatre heures du trajet alors que moi-même bois deux litres d'eau (j'en suis à 5 par jour). Un petit mot sur l'accessoire le plus utile que j'ai emmené pendant ce voyage, celui qui m'a sauvé la vie plusieurs fois (oui, n'ayons pas peur des mots). J'avais hésité à le prendre (non, ça fait vraiment trop papi !) et, poussé par mon instinct de conservation, je l'ai finalement emporté: un coussin de type de ceux que l'on donne en avion (oui oui je sais, je l'ai piqué, c'est pas beau). Cet équipement merveilleux permet de palier la déficience d'un siège auto, de mettre un rempart salutaire entre ses cotes et un coude ou un levier de vitesse envahissant, d'éviter de s'éclater la tête contre la vitre quand il y en a une...
 
Arrivée à Choum dans l'après-midi. Pour les cinéphiles, c'est un peu comme Bagdad Café sans café. Pour les autres, c'est une rue poussiéreuse et une voie de chemin de fer. C'est la voie qui relie Zouérate à Nouadhibou pour acheminer le minerai de fer jusqu'à la mer. Trois trains par jour dont un seul s'arrête pour prendre des passagers dans un unique wagon passager, bondé et surchauffé. Autre solution: monter dans un wagon de minerai: c'est gratuit, toléré par la compagnie et, aux dires de tout le monde, beaucoup plus confortable en cette saison si on fait abstraction de la poussière. Ce sera donc la solution choisie. Je rencontre sur place Justin et Gabriel, deux étudiants québécois en vadrouille en Afrique depuis un mois. Eux attendent depuis 24 heures...
 
Cette charmante ville de Choum...  
 
Le train a un peu de retard et devrait arriver vers 23h. A l'heure dite, on s'installe tous dans un wagon en fin de convoi, c'est à dire deux kilomètres après la locomotive de tête !!! A une époque, c'était le plus grand train du monde (150 à 300 wagons, deux à quatre locomotives) mais un train australien, lui aussi de minerai de fer, semble l'avoir supplanté. En cinq minutes, on "fait son lit": on aplati un peu la crête du tas de minerai, on enlève les gros cailloux, on met son cheich pour se protéger de la poussière et c'est parti mon kiki pour 13 heures de voyage en plein Sahara sans une seule ville sur le parcours. Le trajet au clair de lune est complètement irréel. Quelques dunes, quelques dromadaires (eux aussi à la recherche de l'Herbe ?), deux ou trois camps d'ouvriers qui travaillent sur la voie et beaucoup beaucoup de cailloux... Bercés par les bruits de cymbales et de grosse caisse des wagons, c'est vraiment agréable d'autant plus qu'il fait vraiment bon là-haut. Selon Justin et Gabriel, c'est le meilleur moyen de transport qu'ils ont pris en Afrique ! De là à dire que j'ai bien dormi, ce serait exagéré mais en tout cas ce sera une expérience inoubliable et un temps fort du voyage ! 
 
Nous arrivons à Nouadhibou couverts de poussière de la tête aux pieds: de vrais mineurs. Dommage que je ne puisse pas mettre les photos en ligne (pas de cardon avec moi)...
Note du 05/08: voici la photo maintenant que je suis rentré... 
Après le voyage et avant la douche
 
Nouadibhou, "Port Etienne" du temps de la colonisation, est construite sur une péninsule en plein désert. Il fut un temps où on devait y amener l'eau par bateau. Le bout du monde... La route pour Nouakchott vient d'être faite, mettant fin à son complet isolement. C'est une ville qui vit par le minerai de fer et la pèche industrielle (marins coréens, chinois ou espagnols, les enfants nous interpellent par des "Hombre !" dans la rue).  Pas grand chose à voir dans le coin si ce n'est que le cimetière de bateaux: environ 150 bateaux de pèche, certains de fort tonnage, échoués sur la plage à quelques km de la ville. Les guides disent qu'ils n'ont jamais servis.
 
 
Par Sylvain - Publié dans : herbeachameaux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 18 juillet 2005

Attar- Mauritanie                               KM 1200

Arrivée à Chingetti hier à 11 heures du soir après être parti de Nouakchott à 11 heures du matin.

Autant le trajet St Louis - Nouakchott aura été fait avec une facilité déconcertante, autant ce trajet d'aujourd'hui aura été dur, vraiment dur !  Parti à 7h du matin de l'auberge, mon taxi pour Attar n'a quitté la gare routière qu'à 9 heures. Ici les traditionnelles Peugeot 407 ("La voiture de l'Afrique") ne prennent pas 7 passagers comme au Sénégal mais 10 + le chauffeur. Pas confortable du tout ! La route d'Attar n'a rien de fantastique: peu de relief, quelques dunes, quelques dromadaires, beaucoup de cailloux et surtout une chaleur écrasante. J'étais heureusement bien placé, étant le premier arrivé. Dans un taxi, les places sont numérotées de 1 à 10 (1 et 2 devant, à coté du chauffeur, 3 à 6 derrière, etc.) en fonction du confort et parfois du prix dégressif. La prochaine fois, j'essaierais d'acheter les deux places de devant pour moi seul. Arrivée à Attar vers 16h. La ville ne présente pas grand intérêt et surtout, il est fait une chaleur terrible. Je n'ai qu'une envie: partir à tout prix !

Je décide donc, vu l'heure, de pousser jusqu'à Chinguetti que certains présentent comme la 7ième ville sainte de l'Islam.  Pas de chance: les véhicules qui partent à Chinguetti (85 km) ne partent pas avant 18h, à cause de la chaleur. Deux heures à attendre donc. Encore une fois, je suis le premier et peut donc acheter une place devant. Petit à petit, les gens arrivent, en particulier des commerçants avec des monceaux de sacs de riz, de biscuits, d'oignons, etc. A 18h15, le pick-up arrive et le chargement commence tout doucement: la benne du pick-up est remplie à ras bord avec ce que j'estime être 300 kg de fret, puis les baggaux (pluriel de bagage en Afrique francophone), puis viennent les passagers en  "classe éco": une dizaine de personnes entassées sur la montagne de colis à l'arrière. Puis la première classe: 6 personnes en plus du chauffeur à l'intérieur. Je n'ai jamais vu cela, même au Mali ou au Sénégal. A 19h, nous partons après l'arrêt traditionnel à la station service. Je ne comprendrais jamais pourquoi les chauffeurs ne gardent pas d'argent pour faire le plein AVANT de prendre les passagers. Apparemment, c'est partout pareil...

Le trajet Attar - Chinguetti va durer plus de 3 heures avec une crevaison (pas étonnant vu la surcharge). Le passage de la passe, même de nuit au clair de lune, est très impressionnant. La déclivité est telle que nous faisons au moins 3 km en première. Je ne suis pas fâché d'être "bien" installé à l'intérieur (à cheval sur le levier de vitesse). Une fois la montagne franchise, la température baisse durablement. Cela devient vivable mais tout juste. Les "vieux" qui sont à l'intérieur sont ravis de pratiquer leur français (pas mauvais d'ailleurs) avec moi tandis que Anne et Ulf, deux touristes belge et allemand rencontrés à Attar, s'accroche désespérément à leur "siège" en deuxième classe: visiblement très éprouvant moralement et physiquement.

A l'arrivée à Chinguetti, Abu, le gérant de l'auberge Zerba nous attend. Cette auberge m'a été recommandée à Nouakchott et je n'ai qu'une envie: me poser et prendre un douche froide. Je déchante vite à la vue des "chambres": on peut difficilement faire plus simple et plus glauque. Je suis vraiment trop fatigué et décide d'aller dans "l'hôtel de luxe" de Chinguetti. Abu, très compréhensif, m'y accompagne pour le trouver fermé. Personne ne vient à Chinguetti en cette saison ! Retour à l'auberge donc pour retrouver Ulf et Anne. Finalement Abu est très sympa et puisque de toute façon, vu la température, on dort sur le toit à la belle étoile, son auberge est bien sympa. Je suis pars ailleurs content d'avoir de la compagnie: voyager seul est pesant.

Après une nuit en partie passée sur le toit et en partie dans la cour (trop de vents de sable), visite de la ville ou plutôt de ce qu'il en reste. La ville est très décevante. Des maisons en ruine, ensablées (parfois plusieurs mètres de sable) qui même au temps de leur splendeur n'ont pas du être architecturalement remarquables. C'est là que l'on réalise à quel point les Mauritaniens sont nomades dans l'âme: leurs maisons n'ont à leur yeux aucune importance. Les maisons de Chinguetti sont des tentes en pierre... Il est difficile en déambulant dans ces rues ensablées, d'imaginer que Chinguetti a eu une importance religieuse et culturelle telle dans le monde arable. Restent ses bibliothèques, bien grand mot pour ces familles qui conservent quelques centaines de manuscrits, sans doute très intéressants pour les érudits mais peu impressionnants pour le profane.  

     Mosqué de Chinguetti

Abu nous emmène ensuite dans son "jardin": un petit enclos à 10 minutes de la ville dans les dunes. Un puits artésien y a été creusé et permet d'arroser quelques pieds de maïs et quelques palmiers dattiers. En ce moment en Mauritanie, c'est la "Getna": la fête de la récolte des dates qui a lieu en juillet et août. Beaucoup de familles reviennent de Nouakchott pour se retrouver dans les oasis de l'Adrar. Les dates de Abu profitent malheureusement beaucoup aux oiseaux mais il en reste quelques unes: excellentes !

Je fais un petit tour dans les dunes environnantes  en faisant attention de ne pas perdre des yeux le jardin. Il y a encore beaucoup de vents de sables et la visibilité est réduite. On pourrait très facilement se perdre et je suis bien content d'avoir acheté un cheich (3 mètres de tissu à enrouler en turban) pour éviter le sable dans le nez et les yeux.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Abu a eu l'excellente idée de construire une grande citerne en ciment dans son jardin. Rapidement remplie de l'eau fraîche du puits, elle constitue une super piscine qui nous permet de passer l'après-midi agréablement malgré la chaleur. C'est assez irréel de barboter dans cette piscine, sous un palmier avec vue sur les dunes de sable ! Abu me raconte que, malgré les multiples voyageurs qu'il rencontre et ballade, il n'a aucune envie de quitter Chinguetti. Il est allé une fois à Nouakchott: cela ne lui a pas plus et du coup il est rentré sans y passer la nuit. Il a 22 ans et est marié à une "femme"... de 13 ans qui attend un bébé !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En fin d'après-midi, Ivan et ses 3 enfants passent au jardin. Ils sont venus de France (du coté d'Auxerre !) en 309 et ont loué un pick-up avec chauffeur pour la journée à Attar. Il rentre ce soir sur Attar et acceptent de me ramener. Ni une, ni deux, je fais mon sac et quitte Chinguetti sans remord ni regret, pas fâché d'éviter une pénible attente et un nouveau trajet en transports en commun.
 
Le trajet retour est fantastique: nous passons par l'ancienne piste désaffectée. Le passage de la passe est un grand moment, surtout accroché derrière dans le pick-up avec les enfants d'Ivan (c'est la meilleure place finalement quand il n'y a pas trop de bosses !). Petits arrêts à Fort Sagane (construit spécialement pour le film en 1984 et maintenant à moitié en ruine) et dans la nature pour observer et courir après divers reptiles (fouette queues et... je ne sais plus quoi), Ivan étant chercheur sur le sujet... L'intérêt de la région réside vraiment dans ses paysages, cela me rappelle assez le Yémen. Cela doit être fantastique pour faire du trekking... quand il fait moins chaud ! Heureusement, toujours beaucoup de sable dans l'atmosphère: pas génial pour la visibilité mais cela protège du soleil.
 
 
  
Arrivée à Attar la nuit. Il fait plutôt bon et suis très étonné de voir au thermomètre de l'auberge que celui-ci affiche... 44 degrés ! 
Par Sylvain - Publié dans : herbeachameaux
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 16 juillet 2005
Nouakchott, Mauritanie                      KM 565
 
Après avoir passe la nuit à St Louis, je suis reparti pour Rosso, passé le bac et la frontière à l'aide d'une connaissance de boulot qui m'a mis dans les mains d'un douanier mauritanien, qui lui même m'a trouvé une personne qui rentrait à Nouakchott. Bref, je suis arrivé rapidement et sans encombres. Cela montre une fois de plus qu'en afrique, des que l'on connait vaguement quelqu'un quelque part, tout est tellement plus simple. Pour mémoire, la frontière de Rosso est souvent présentée comme la pire de tout le trajet France - Afrique de l'Ouest dans les récits des voyageurs.
 
Une fois en Mauritanie, même impression que la dernière fois que je suis venu: a peine passé le fleuve Sénégal, on entre dans le desert même si la saison et le gros orage de la nuit derniere ont fait apparaitre un peu de verdure.
 
La route Rosso - Nouakchott est belle, du moins pour quelqu'un qui vient d'arriver en Mauritanie et qui n'est pas encore blasé de ces vastes étendues désertiques.  Les dunes sont successivement blanches, oranges, rouges... avec des micros-villages de tentes de toiles ou de simili tentes en toles ondulée (bonjour le four !). Pas mal de dromadaires aussi. Bref, bien exotique.
 
Notre chauffeur a eu la bonne idée de prendre en stop un gendarme, ce qui accélère considérablement le passage des multiples barrages !
 
J'ai finalement changé mes plans: vu la facilité avec laquelle je suis arrivé ici et le fait qu'il ne faut, au dire des personnes que j'ai rencontré, que 5/6 heures pour aller à Nouadhibou, je compte faire un detour par l'interieur: départ pour Atar demain, puis Chinguetti, puis Choum pour prendre le train de minerai de fer qui rentre sur Nouadibhou. Cela ralonge bcp mon périple mais tant pis. Je préfère visiter un peu la Mauritanie et faire de la route sans arret au Maroc que j'ai déjà visité plusieures fois et ou il est facile de revenir.
 
Ma chambre à Nouakchott
 
Il va faire TRES chaud dans les prochains jours je crois mais les voyageurs que j'ai croisé à l'auberge ou je loge me disent que c'est vivable a condition de ne pas sortir entre 12 et 15h...
 
Ce soir je vais voir une ex-collegue basée à NKC.
Par Sylvain - Publié dans : herbeachameaux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 juillet 2005

Saint Louis du Sénégal                     KM 270

C'est y est, c'est parti ! J'ai un peu avancé mon départ, pour couper la route, pour être sûr d'arriver sans soucis à Nouakchott samedi soir et surtout... pour PARTIR !!! Les adieux au Sénégal, aux amis, aux collègues se sont éternisés tout au long de ces dernières semaines entre les repas d'adieux, les pots de départs, la dépendaison de crémaillère, etc. Cela fait des semaines que je suis "en train de partir", maintenant il est temps de tourner la page ! Non pas que je fuis le Sénégal: ces quatre ans passés ici auront été très agréables, tant sur le plan personnel que professionnel mais depuis des mois maintenant que Gaëlle et moi avions pris notre décision de partir. Une leçon à retenir pour l'avenir: une fois que le départ est décidé, il ne faut pas s'éterniser (et ça rime !).

Le service transit de mon travail m'avait préparé un pot surprise aujourd'hui à 16h. Quand je l'ai appris hier soir, j'ai obtenu que l'on le déplace plus tôt pour me permettre de partir sur St Louis. Même si ce genre de pot est traditionnel et attendu, cela m'a quand même bcp touché. Les Sénégalais ont un sens des relations humaines que je suis sûr que je vais regretter une fois en Asie. Ce pot de départ m'a vraiment fait réaliser que "c'était fini" et c'est avec un peu d'émotion que j'ai quitté le bureau, mon sac sur le dos pour aller à la gare routière (sous l'oeil érberlué de la plupart de mes collègues expat qui parfois n'ont jamais même pris un taxi à Dakar !).

Hier soir, je suis allé à la réception du 14 juillet à l'Ambassade de France: un autre style mais aussi une autre occasion de dire au revoir à tout un tas de personnes.

Après un voyage relativement court (4 heures porte à porte dans un taxi brousse 7 places climatisé.. c'est à dire avec des vitres qui s'ouvrent), me voici donc à St Louis, content d'avoir pris la route. Pour "commencer en douceur", j'ai pris une chambre à l'Hôtel de la Poste (le mythique hôtel de l'Aéropostale) et je le regrette un peu: cher et pas (ou plus) à la hauteur de sa réputation. Cela confirme qu'en Afrique, il vaut mieux souvent se contenter du bas de gamme où l'on est finalement mieux servi et mieux accueilli et surtout, chose importante quand on voyage seul et en sac à dos, om l'on a moins de chance de se faire voler ses affaires !

J'ai pris mon premier dîner seul (hôtel Sindone: avec la bouffe, il ne faut pas rigoler). Pas très agréable de dîner seul. Cela me rappelle le temps où j'étais consultant et passait mon temps à voyager. Je ne suis finalement plus si sûr de vouloir le faire à tout prix tout le temps tout seul mon road trip !

Je n'arrive tjrs pas à réaliser que je suis sur la route pour un périple de 3800 km dans la chaleur torride de l'été sub-saharien et en transports en commun. A Dakar, quand j'en parlais, dans 50% des cas, les gens souriaient d'un air rêveur en disant "tiens c'est amusant !" et le reste du temps, les autres me regardaient d'un air incrédule en pensant TRES TRES fort: "c'est confirmé, il est VRAIMENT taré celui là !".

Ces deux catégories de personnes ont sans doute raison. Je ne sais plus très bien ce qui m'a poussé à faire ce voyage: est-ce la poursuite d'un rêve d'adolescent, une façon de dire adieu à l'Afrique ou l'envie de faire une "retraite" en ermite au milieu de la foule des voyageurs locaux à ce moment charnière de ma vie professionnelle et familiale ? Peut-être est-ce aussi une manière de me prouver que tout est possible si on le veut, une manière de faire un pied de nez à ceux qui considèrent ce type de projet intéressant et insensé ? Sans doute un peu de tout cela. J'espère seulement que le fait d'être seul et tributaire des transports publics, avec le manque de souplesse et les tracas que cela implique, ne m'empêchera pas d'apprécier la ROUTE, ne m'empêchera pas de regarder au lieu de juste voir...

Je relis un peu tout ce que j'ai écris ce soir: très profond, un adolescent attardé.

Et si la vrai de vrai raison de ce voyage, c'était effectivement de voir cette p....n d'herbe  à chameaux ?!

Par Sylvain - Publié dans : herbeachameaux
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 12 juillet 2005

Dakar - Sénégal                                        KM  0  

Gaëlle est partie ce matin de Dakar par avion avec... Grace. J'ai oublié de prendre une photo de son ventre (celui de Gaëlle, pas Grace) avant qu'elle ne parte... Histoire de comparer à mon arrivée en France dans 3 semaines et aussi pour l'avoir sur mon appareil mon périple (serais-je fétichiste ???).

Dakar - Paris : départ prévu le 16 juillet, arrivée prévue le 03 août avec un saut de puce en avion pour la partie Séville - Paris. Le reste se fera normalement en transport en commun: bus, taxi brousse, charrette, train, etc. à moins que je ne fasse la rencontre de voyageurs motorisés sur la route qui vont dans la même direction et dont j'ai envie de partager le périple... Je ne suis pas sûr d'en avoir envie: c'est mon road-trip à moi tout seul !

Les déménageurs sont passés hier. Je suis donc dans un appartement immense et tout vide. Je commence à peine à penser au voyage, ce vieux rêve que je vais réaliser. Pour l'instant, j'étais pris dans le travail, le déménagement, les adieux, les dernières formalités... Pas trop envie de préparer non plus, il faut laisser la place à l'imprévu... et je sens qu'il y en aura de toute façon bcp !

Par Sylvain - Publié dans : herbeachameaux
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus